02/02/2009
_Ace Books S.F. Doubles_
Ace Books S.F. Doubles : Roger ROBINSON : Beccon Publications (série BP collector's checklist) : 1993 : ISBN-10 1-870824-25-3 : non paginé : quelques Euros pour un fascicule A5 broché (disponible chez www.beccon.org).

Cette série de petits ouvrages a pour ambition de fournir une checklist pratique et transportable pour les maniaques de la collection (en VO). C'est un peu une sorte de cahier où l'on n'a plus qu'à rayer (ou stabiloter) les ouvrages que l'on a, comme le font tous les collectionneurs qui se promènent avec leurs listes de recherche.
Le thème de ce guide est donc le recensement des collections de livres "doubles" (en VO exclusivement). Les livres doubles sont un des concepts éditoriaux propres à la SF (bien que les premiers Ace Doubles ne soient pas des titres SF). Son principe est d'offrir dans un même ouvrage deux textes du format historiquement spécifique au genre (la novella ou le fameux court roman/short novel). La novella étant, pour certains, la longueur idéale pour la SF, c'est là une des rares façons de publier de tels textes, qui sont souvent trop courts pour des parutions isolées régulières (du fait du prix de vente comparativement élevé, ce choix est plutôt réservé à certaines small press et aux meilleurs textes) et trop longs pour des parutions en magazine où ils occuperaient tout l'espace disponible.
Même s'il reste toujours marginal en terme de volume, ce concept est amusant par sa permanence. Alors qu'on le croit enterré ou dépassé, il ressurgit périodiquement et ce dans tous les pays, puisqu'il existe même des doubles en VF (une série de romans au FN et la collection Etoile Double chez Denoël). La dernière tentative est celle de Gollancz dans les années 2000 (logiquement non listée).
Le double existe sous deux formes, une normale (deux textes se suivant avec une seule couverture, comme les Dell Binary Star ou les Belmont) et la formule dos-à-dos (notée <dos> par Locus) où chaque texte possède sa propre couverture et donc son propre sens de lecture inversé (la plupart des Tor et des Ace).
Le livre de Robinson est donc un listing des diverses collections ayant adopté ce format. Logiquement, la plus grande partie est consacrée aux Ace Doubles mais on peut y croiser les Belmont, les Dell (qui fourniront une grande partie des titres des Futurama blancs), les Galaxy Magabooks (qui sont plus de recueils de deux textes du même auteur) et les Tor Doubles (les plus proches de l'esprit original).
Pratiquement, le livre est constitué de la liste des titres par collection avec très peu de détails bibliographiques (numéro, parfois date de parution ou typologie -recueil ou anthologie-) ainsi qu'un index par auteur (avec pseudos explicités).
Il n'y a pas grand chose à reprocher à cet ouvrage qui tient parfaitement son rôle d'aide-mémoire pour l'amateur et qui ne joue délibérément pas dans la cour du Corrick (Double your pleasure), qui est quand même l'ouvrage définitif sur les Ace Doubles.

On pourra juste regretter des approximations dans le traitement des derniers Ace Doubles (ceux qui portent juste un numéro à cinq -ou six pour le 114512- chiffres) qui ne sont pas tous clairement des doubles, entraînant logiquement des oublis (surtout sur les Reynolds comme le 14520 ou le 24035).

Un livre bien sympathique, mais hyper spécialisé.
Note GHOR : 3 étoiles
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21/01/2009
_The world Hitler never made : Alternate history and the memory of nazism_
The world Hitler never made : Alternate history and the memory of nazism : Gavriel D. ROSENFELD : Cambridge University Press : 2005 : 0-521-84706-0 (ISBN 10) : 978-0-521-84706-3 (ISBN 13) : 524 pages (dont index, appendices + bibliographie) : une grosse vingtaine d'Euros pour un HC (avec jaquette).

Cet ouvrage est une analyse du traitement par l'uchronie du nazisme par le biais de ses principales conséquences ou acteurs (Hitler, la 2GM, l'Holocauste) qui permet de s'interroger sur la normalisation (au sens de de devenir un fait historique comme un autre et non une exception) de ces éléments dans notre société.
Il est divisé en trois grandes parties :
- "Les nazis gagnent la 2GM" qui étudie pays par pays (USA, GB, Allemagne & reste du monde) les oeuvres uchroniques (romans, nouvelles, essais, films, séries TV, comics) qui montrent une victoire nazie dans ce conflit et quelles en sont les conséquences. On notera qu'il ne s'agit pas de rejouer les batailles (la mécanique de la victoire n'y est pas le point focal). Au début (pendant la guerre et juste après), présentée comme une catastrophe, l'hypothétique victoire nazie devient de plus en plus souvent un évènement "value-neutral", parfois même un simple décor au milieu d'autres situations uchroniques devenues standardisées.
- "Hitlers alternatifs" nous montre les diverses oeuvres qui décrivent une tentative de modifier le cours de l'histoire en agissant sur Hitler (assassinat, changement de carrière vers l'artistique ou l'architecture...) ou en montrant sa fuite après la chute de Berlin. Ici aussi, on passe au fil du temps d'un Hitler complètement maléfique à une certaine humanisation du personnage.
- "Hypothétiques Holocaustes" est la partie la plus courte qui liste les oeuvres qui proposent carrément de modifier l'Holocuaste, soit en le parachevant, soit en le faisant échouer.

Organisé donc thématiquement puis chronologiquement, ce livre balaye plus d'une centaine d'oeuvres uchroniques (en majorité littéraires) pour en montrer l'évolution (différente selon les pays mais généralement convergente) vers une sorte de normalisation du nazisme et de ses horreurs, qui passe du statut de crime exceptionnel à "génocide commun". Évolution qui se fait bien sûr sous l'usure du temps et sous l'impulsion de divers agendas politiques. Il est à noter que, outre l'analyse des textes, Rosenfeld est très documenté sur les motivations des auteurs et précise clairement quels sont les facteurs politiques ou idéologiques (souvent grâce à ses communications avec eux) qui se cachent derrière celles-ci.
C'est un travail solide, parfaitement documenté et qui, en plus des classiques (Le maître du haut-château, SS-GB, Fatherland, Le moindre des fléaux, Making history...), plonge parfois dans les profondeurs d'Astounding ou nous convie à visionner des épisodes de Sliders pour y puiser matière à réflexion.

C'est donc à la fois une étude sur un pan de la SF, mais aussi sur l'histoire et la mémoire. Un très bon livre, dont le seul frein à la lecture est peut-être l'abus de notes, puisqu'il y en a pour 90 pages (!), hélas reportées en fin d'ouvrage (AMHA pas le plus pratique); toutes n'étant pas strictement indispensables. Les numéros de page des citations d'un même livre (une fois celui-ci identifié) auraient gagné à être laissés dans le corps du texte.
Un ouvrage d'une grande spécialisation qui n'a pas forcément vocation à se retrouver dans toutes les bibliothèques.
Note GHOR : 3 étoiles
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16/01/2009
_The NESFA index to the science fiction magazines and original anthologies 1982_
The NESFA index to the science fiction magazines and original anthologies 1982 : NESFA Press : 1983 : ISBN 0-915368-21-8 : 63 pages : prix 8 Euros sur e-bay pour un format A4 agrafé.

L'objectif de cet ouvrage est clairement indiqué par son titre, il s'agit d'un index des magazines et anthologies originales (contenant plus de deux textes inédits) parus durant l'année 1982 (aux USA).
Il fait partie d'une longue série d'ouvrages du même type publiés par NESFA, soit annnée par année, soit regroupés.
On peut se demander pourquoi se procurer un tel ouvrage, qui est redondant avec le Murray ou l'index LOCUS ?

C'est justement pour pouvoir faire des recoupements quand on n'a pas les ouvrages primaires sous la main. En effet, malgré tout le travail fourni par les compilateurs, il y a dans toutes ces sources des erreurs, erreurs qui, sans consultation directe des magazines ou anthologies concernés, ne peuvent être détectées qu'en croisant les informations. D'où l'intérêt d'avoir au moins deux sources pour une même référence.
Il est aussi intéressant comme instantané du genre (quels auteurs dominaient ?, qui était publié par telle revue ?....) pour une année donnée, pour simplement constater la masse de ce qui se publi(ait)e en une seule année ou juste pour voir quelles étaient les tendances du genre à l'époque.
Un ouvrage que j'utilise régulièrement et qui, pour ce que j'en ai vu, est exempt d'erreurs.
Note GHOR : 3 étoiles
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13/01/2009
_Science fiction writers (2nd edition)_
Science fiction writers (2nd edition) : Richard BLEILER : The Scribner writers series : Scribner's : 1999 : ISBN 0-684-80593-6 : 1009 pages (y compris index & bibliographies) : prix = quelques dizaines d'Euros pour un HC mais un livre très lourd (le poids d'un Versins) donc prévoir frais de port en conséquence.

Ce livre a pour but de présenter et d'analyser les principaux écrivains SF (il ne traite pas de Fantasy) des XIX & XXème siècles. Une centaine d'auteurs sont donc présentés, avec pour chacun un essai complet d'une dizaine de pages suivi d'une bibliographie basique mais complète qui couvre romans et recueils et d'une liste des études existantes pour l'auteur en question (bibliographie secondaire) que ce soient des ouvrages complets spécifiques à l'auteur ou son oeuvre ou des parties de livres plus généraux.
La trame de chaque essai est globalement constante. Elle commence par une partie biographique (naissance, milieu social, études, travail, mariages...), puis revient sur l'oeuvre d' l'auteur en suivant un ordre globalement chronologique (en s'appuyant parfois sur des citations) afin de dégager l'évolution littéraire de l'écrivain ou de mettre en valeur certaines thématiques structurantes (comme par exemple le mythe chez Zelazny ou le conservatisme chez Wyndham...). Une conclusion replace généralement l'auteur dans l'espace de la SF.
Les essais sont de plusieurs plumes et on arrive presque à savoir qui a écrit quoi tant les approches sont différentes. Les contributeurs principaux sont les "usual suspects" de ce genre d'exercice (Clute, Nicholls, Bleiler, Stableford, Westfahl, Langford, Edwards...). Cette hétérogénéité donne un ton assez varié à l'ensemble mais induit aussi des différences notables de qualité de traitement, où certains spécialistes d'auteurs peu étudiés (Bishop, Serviss) sont parfois un ton en dessous des vieux routiers de l'exercice.

En tout cas, malgré quelques articles un peu trop flatteurs ou manquant (AMHA) de perspective, les jugements sont généralement tranchés et ne carressent pas toujours le fan dans le sens du poil (l'article sur Heinlein par Stableford est à ce titre redoutable de férocité).
Dans ce type d'ouvrage, un des grands plaisirs est de chipoter sur les inclus et les exclus, je n'y dérogerai donc pas.
Pour prendre l'initiale W, on trouvera dans l'ouvrage :
Des indispensables :
Weinbaum
Wells
Williamson
Wolfe
Wyndham
Des heureuses surprises :
Willis
Watson
Des superflus (dans une liste des 100 auteurs de SF les plus importants) :
Waldrop
Wilhelm
Wright (S. Fowler, pas John C.)
Des oublis étonnants :
White
Williams
Mais, ce n'est là qu'un avis personnel, mon top 100 (en terme d'importance pour le genre et non d'affinité) n'étant pas forcément le même que celui du compilateur. J'aurais ôté des gens comme Hoyle, MacLean, Merritt, Shiel ou Serviss (que je placerais comme plus anecdotiques dans l'histoire de la SF) au profit de personnes comme Norton, Resnick, Sheffield ou Swanwick (qui me semblent avoir plus marqué le genre).

C'est donc un excellent ouvrage pour approfondir les principaux auteurs, se faire une idée de leur développement créatif et avoir un avis (généralement) éclairé sur leurs forces et faiblesses. Le tout sur un format suffisamment long et riche pour dépasser la simple entrée dans un dictionnaire tout en n'atteignant pas les niveaux d'exigence d'un ouvrage complet sur un seul auteur.
Note GHOR : 3 étoiles
13:24 | 13:24 | Index, dictionnaires & bibliographies | Index, dictionnaires & bibliographies | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) | Tags : anglais, 3 étoiles | Tags : anglais, 3 étoiles
06/01/2009
_Ultimate island : On the nature of british science fiction_
Ultimate island : On the nature of british science fiction : Nicholas RUDDICK : Greenwood Press : 1993 : 202 pages (y compris bibliographie & index) : ISBN 0-313-27373-1 : en occase pour quelques dizaines d'euros, en neuf pour une centaine; le tout pour un HC (sans jaquette).

Cet ouvrage a pour but de cerner les spécificités de la SF britannique, dans la mesure où elle existe, principalement en la mettant en opposition aux autres SF (et dans celles-ci, essentiellement la SF US).
Il est divisé en quatre chapitres principaux :
- "Critical assumptions : The idea of british science fiction" : Ruddick trace dans les divers ouvrages consacrés à ce sujet, l'évolution de la pensée théorique sur ce qui "fait" la SF britannique, à la fois par rapport à la SF 'en général' (lire US) et par rapport à la littérature britannique mainstream. Au final, le résultat de ses réflexions est le constat que la SF UK est, plus que d'autres, plutôt bien intégrée à la littérature générale de son pays. La preuve en est donnée par le nombre important d'ouvrages ou d'auteurs SF qui font partie du canon littéraire (Wells, Lewis, Orwell, Huxley, Amis...).
Cette partie est la plus difficile de toutes, non qu'elle ne soit pas claire mais elle nécessite une certaine connaissance à la fois de l'histoire de la SF britannique et surtout des diverses théories et approches de la SF UK qui sont abordées par Ruddick. En effet, l'auteur ne va pas très loin dans les détails des diverses thèses en présence, ce qui est normal sur 200 pages.
Il vaut donc mieux avoir lu Aldiss (Billion year spree), Grifiths (Three tomorows), Ketterer (New worlds for old), Greenland (The entropy exhibition), Stableford (pas lu) ou Clarke (Voices prophesying war 1763-1984) pour pouvoir suivre dans ce chapitre assez dense.

- "The island of Mr Wells" : pose l'île comme motif principal de la SF UK, en traçant sa présence, sous forme littérale ou métaphorique dans une suite continue de textes majeurs (de Shakespeare & More à Ballard en passant par Wells ou Golding) qui forment, pour Ruddick, la colonne vertébrale de la SF UK. En ce qui me concerne, j'ai trouvé que le motif de l'île, tel qu'utilisé par Ruddick, est tellement malléable qu'il peut s'appliquer à n'importe quel ouvrage (The inheritors de Golding, The star de Wells). Cette partie aurait gagnée à être approfondie avec plus d'exemples parce que, intuitivement, on sent bien que l'insularité et sa revendication est une caractéristique britannique très forte, qui n'est certainement pas sans influence sur la SF qui y est écrite, mais cet a priori aurant gangé à être plus étayé avec des exemples où la notion d'insularité est centrale.
- "Peopling the ruins" & "The nature of the catastrophe" : sont deux chapitres qui traitent de la spécificité de la SF UK dans sa thématique de la catastrophe (qu'elle soit cosy ou pas). C'est la partie la plus classique (au sens de proche de l'analyse standard) du livre. Un discours que l'on a pu lire de nombreuses fois (sous la plume d'Aldiss par exemple), qui va de Shelley à Ballard en passant par Wells, Wyndham ou Christopher. Ballard est d'ailleurs particulièrement envahissant puisqu'une grande partie du chapitre lui est consacrée, alors que le rapport entre la pornographie de Crash et la catastrophe (au sens habituel du terme) n'est pas si évident.
Ruddick conclut par sa définition de la SF UK, à savoir une suite de textes qui partagent le motif de l'île comme scène d'une lutte darwiniste, reliés entre eux et reliés au reste de la littérature britannique, le tout sous l'influence (ou en réaction à) de Wells.

La thése de Ruddick est donc intéressante et bien argumentée. C'est un ouvrage qui atteint son objectif, à savoir de faire réfléchir à sa propre définition de la SF UK et qui donne irrésistiblement envie de discuter (même à distance comme je le fais) avec l'auteur sur le sujet. C'est là le plaisir principal de ce type d'ouvrage de référence.
Personnellement, je ne souscris pas à sa méthodologie, à savoir qu'il ME (sans plus de valeur que cela) donne l'impression d'avoir fait les choses à l'envers. Au lieu de chercher à déterminer des critères discriminants applicables à un ensemble de textes, il semble être parti du résultat, un ensemble de textes canoniques représentant pour lui la SF UK et en avoir dérivé un jeu de critères permettant de les isoler. Du coup, tout ce qui ne rentre pas dans les oeuvres pré-sélectionnées par Ruddick est classé dans la catégorie SF US et se trouve donc, d'une façon parfois un peu trop pratique/rapide, poussé hors de champ de l'étude. L'auteur donne d'alleurs des explications, assez alambiquées dans la conclusion où il finit par mentionner plus ou moins pour la première fois des auteurs aussi "britanniques" que Clarke, Brunner, Shaw, Watson, Roberts (Keith), Stableford ou Moorcock et en les évacuant immédiatement manu-militari du "champ" de la SF UK (qui n'est, pour Ruddick, pas un "genre").

Bien sûr, les pinailleurs dans mon genre tiqueront sur des affirmations du genre "That Lewis was not totally unsympathetic to american pulp science fiction can be established by the fact that he published a story in The magazine of fantasy and science fiction...", qui ne prouve justement rien puisque F&SF n'est typiquement pas un pulp et s'est toujours distingué de ces derniers ou de leurs héritiers; ou sur des tautologies comme "Rather, an island is a land that [...] seems insular to its inhabitants [...]" ("une île est un lieu qui semble insulaire à ses habitants", ce qui paraît assez normal). Mais comment ne pas apprécier un théoricien de la SF qui affirme que l'expression "American Science Fiction" est un pléonasme.
Au bémol près d'une première partie assez technique, c'est un ouvrage riche en analyse et surtout une vraie base de réflexion sur l'existence même ou la matérialisation d'une éventuelle spécificité nationale dans la SF.
Note GHOR : 3 étoiles
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